Le Minervois
 
 
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Le Minervois- son histoire durant la période médiévale- 4ème partie

L’anarchie féodale, bien qu’étant un facteur ayant apporté l’instabilité a également amené la tolérance. Le nombre de troubadours en place est estimé à environ 500 et ils sont les bienvenus aux châteaux des seigneurs féodaux, pour leur divertissement. Les seigneurs féodaux adoraient les plaisirs avec une passion plus grande qu’ils n’en éprouvaient concernant l’extension de leurs pouvoirs politiques. Les troubadours étaient un indice du malaise ressenti par le peuple par rapport au coût de la féodalité : la taxation, l’interdiction par les seigneurs de prendre part aux groupes armés. une forme de démocratie se développait dans les villes les plus importantes comme Toulouse. Les troubadours chantaient des poèmes contre les riches propriétaires terriens féodaux : ils mordaient la main qui les nourrissait. La pression était mise pour une meilleure égalité, une réforme du système. Une partie de ce contrat visait les signes extérieurs de richesse des représentants de l’Eglise, et ceux-ci devinrent les fondateurs des Cathares.

Les Cathares donnèrent foi à la dualité des forces entre les forces du Bien et du Mal, ce qui avait auparavant été énoncé par les manichéens. Le monde physique était l’enfer et créé par le diable, et le monde spirituel était bon et créé par Dieu. Ceci était une hérésie pour l’Eglise qui s’employa de plus en plus à supprimer les Cathares car ils prêchaient contre la suprématie de l’Eglise et étaient fort bien accueillis par la population du Sud, y compris beaucoup de seigneurs féodaux. Au XIIème siècle, l’Eglise avait pris les armes contre deux fronts. Le premier, pacifique, visait en entraîner la création de communautés de frères mendiants et errants, qui devaient présenter une meilleure image de l’Eglise au peuple. Ainsi, pour gagner les cœurs et les esprits, des écoles pour enfants pauvres furent créées dans les grandes villes. L’université de Toulouse tire ses origines du début de ce siècle-ci.

Le second front attaqué par l’Eglise, quand la voie pacifique d’une bataille d’idées échoua à aboutir à des progrès adéquats, fut de financer les croisades albigeoises, une invasion armée depuis le Nord pour prendre à nouveau le contrôle du Sud. Ceci fut possible car le besoin de l’Eglise de combattre l’hérésie coïncida avec le besoin du roi de France de réexercer son contrôle sur le Sud et d’unifier la France. Le roi, Philippr-Auguste, pourvut aux besoins de l’armée et l’Eglise, menée par le pape Alexandre III finança les croisades.

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